De l'aide essentielle - Sophie Martin

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De l'aide essentielle

De l'aide essentielle - Sophie Martin

Ce ne fut pas si simple d’expliquer à Judith qu’elle devait absolument trouver un service d'aide aux enfants Qu├ębec, pour sa fille. Elle avait aussi d’autres problèmes à gérer, et j’ai écouté le récit de ses problèmes relationnels avec sa famille, et de ses difficultés à trouver un bon emploi. Elle était venue pour boire un café, un après-midi du mois de juin, elle ne repartit que le soir, tard. Je l’avais invitée à partager mon repas, une salade composée de légumes frais. Quand elle est partie, je suis allée directement me coucher. J’avais eu une semaine éprouvante, et j’ai trouvé le sommeil en très peu de temps. Ce ne fut que le lendemain, en fin de matinée, que j’ai constaté que mon amie avait oublié son écharpe. Brodée, en laine, du cachemire, l’objet était précieux, et je me doutais qu’elle serait désespérée si elle croyait l’avoir perdu.

J’ai envoyé un message écrit sur sa boîte électronique. Elle la consulte régulièrement et, comme je m’y attendais, elle me répondit en moins de dix minutes qu’elle passerait dans la journée pour la récupérer. Les soirées étaient fraîches, et elle appréciait de se couvrir les épaules de ce châle, léger tout en étant chaud. Lorsqu’elle vint, elle me trouva devant la télévision. Je suivais une série policière au suspense terriblement stressant, et j’ai sursauté lorsque mon amie a pressé ma sonnette d’entrée. J’ai éteint l’écran, et je suis allée lui ouvrir. Tout comme la veille, je lui ai offert de prendre un café, mais elle a décliné ma proposition, car elle était attendue chez Marguerite et Paul. Je lui avais mis l’écharpe dans un sac en papier, mais elle me le laissa, elle préférait porter le vêtement dans son sac à main.

Elle espérait qu’elle ne l’oublierait pas en la gardant dans ce sac. Quand elle fut partie, j’ai remis l’épisode de la série que je suivais. Lorsqu’il fut fini, je suis sortie dans le jardin. L’air était à une température agréable, il était plus chaud que les jours précédents. J’ai désherbé quelques massifs, gratté la terre pour que les mauvaises herbes ne reviennent pas, et que les engrais verts pénètrent en profondeur, et arrangé les bords de mes compositions de plantes vivaces avec un coupe-bordures. Le chant des oiseaux marqua la fin de cette journée. Le soleil déclina, alors que je dégustais un plat de pâtes à la sauce carbonara.