La vie rapide des gens de la ville - Sophie Martin

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La vie rapide des gens de la ville

La vie rapide des gens de la ville - Sophie Martin

Je suis allé dans une partie de la ville que je découvrais pour la première fois, il y a quelques jours. J’ai dû m’éloigner de mes quartiers connus pour aller chercher une amie. Mon déménagement montréal est très récent, et je ne connais pas très bien cette ville, mais je ne crains pas de me perdre. Je devais retrouver Anastasia, pour l’emmener à une soirée chez des amis communs, Jean et Patrick. Ils avaient trouvé une maison, qu’ils louaient ensemble. Ils avaient eu la chance de découvrir une annonce pour cette demeure sur un site Internet. C’était Gaston qui leur avait donné les coordonnées d’un courtier. Pour l’instant, je pensais à la route que je devais prendre. Je passais devant des rues que je n’avais encore jamais explorées. C’était un peu grisant. Mon amie m’avait envoyé un message pour me préciser qu’elle avait fait un détour en rentrant de son rendez-vous chez le dentiste.

J’avais donc tout mon temps, je n’étais pas pressé. Les automobilistes, autour de moi, semblaient être dans le même état d’esprit qui m’habitait, le calme régnait dans les rues, pourtant encombrées. Je notais que telle rue me plaisait assez pour que je note rapidement son nom. Je pourrais revenir plus tard pour la connaître mieux, quand j’aurais le temps. Anastasia venait d’arriver chez elle, comme elle me le signala en m’envoyant quelques mots sur ma messagerie électronique. Comme j’étais au volant, je ne jetais qu’un rapide coup d’œil au message et je me concentrais sur la route. À un carrefour, je vis que je devais prendre à droite. La rue était bouchée, je ne pouvais pas passer. Je réussis un demi-tour en catastrophe, et je tentais de tourner à la prochaine rue.

Malheureusement, le sens de la circulation ne me convenait pas, je ne pouvais pas m’engouffrer dans la prochaine rue. Je dus attendre d’en prendre une autre. Instinctivement, je savais que je devais tourner de nouveau à droite, ce à quoi je tentais de m’employer. Après avoir fait un détour de vingt minutes, je fus enfin devant la porte de l’immeuble de mon amie, et une place m’attendait ; je garais mon véhicule. Anastasia m’attendait, je n’eus même pas à descendre de la voiture. Elle me guida efficacement à travers le dédale des rues de la ville et nous sommes arrivés chez Jean et Patrick. Ce fut une soirée formidable. Par contre, mon amie dû me guider pour repartir, car je n’avais absolument pas mémorisé le trajet.