Les titres accrocheurs - Sophie Martin

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Les titres accrocheurs

Les titres accrocheurs - Sophie Martin

Quand on recherche un film, on regarde bien évidemment le titre. Il faut que le titre soit accrocheur. On ne va pas imaginer vouloir aller voir un film s'appelant hyperpigmentation. Pourtant, il y a des titres assez surprenants. Dans le style, la vérité si je mens, ou je vous trouve très beau, ou même encore, Polisse, écrit avec 2S au lieu d'un seul. Récemment, je suis allé au cinéma pour voir l’excellent film Tous en scène. Ce petit dessin animé a beaucoup plu à mon fils, qui a particulièrement adoré voir tous ces animaux chanter à tue-tête, dans des styles tout à fait différents. De l'éléphant qui n’ose pas chanter, mais a une voix magnifique, à la petite souris qui nous chante du Frank Sinatra, ou encore, au gorille qui revisite de grands classiques du style, I am a survivor. On ne peut que s'incliner devant le talent des chanteurs, mais aussi, des comédiens de doublage. La version française été doublée par de grands noms, comme Patrick Bruel, dans le rôle du personnage principal. C'est intéressant de voir que sa voix en tant que chanteur, passe aussi bien que celle de l’acteur, et notamment comédien doubleur. Le doublage est vraiment un métier, et tout le monde ne s'improvise pas doubleur. Il est regrettable que ces personnes soient méconnues, car elles jouent un grand rôle dans le sujet d'un film, et pourtant, leurs noms sont souvent mis de côté, sauf si bien sûr, on s’avère être une star. C’est comme ça que parfois, je reste à la fin pour voir les crédits et qui fait quoi. C’est absolument étonnant de voir combien de personnes il faut pour faire un film ! Parfois, ce chiffre monte dans les centaines. Chaque corps de métier a son assistant, l’assistant de son assistant, bref, tout le monde est assisté. Un petit point est malgré tout, un peu comique, et c’est la traduction des titres de film. Par exemple, le film Sliding doors est traduit en France par, Pile ou face, mais au Québec, il s’appelle plutôt Les portes du destin. Dans les deux cas, on a voulu rendre l’idée des portes et du hasard, mais différemment, c’est assez curieux. Je me demande qui décide du titre final d’un film. Autre exemple intéressant, Le talentueux Mr Ripley est devenu au Québec L’énigmatique Mr Ripley. La France met l’emphase sur le côté talentueux du faussaire, alors que le Québec, met l’accent sur son ambiguïté. Deux cultures, deux approches différentes.