Un magasin de vêtements uniques - Sophie Martin

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Un magasin de vêtements uniques

Un magasin de vêtements uniques - Sophie Martin

Je me promène dans le centre-ville et je m’arrête quand j’aperçois une petite boutique qui est mise à part du reste des magasins de la rue. Elle est placée à une distance plus grande de la rue que les autres. De plus, ils sont tous dotés d’auvents rétractables, mais pas celui-là. J’entre par pure curiosité.

Je comprends immédiatement pourquoi la propriétaire a choisi cette boutique-ci : elle est hippie et vend des vêtements qui proviennent de pays du tiers-monde et qui sont du style qu’ils fabriquent pour eux-mêmes, donc ne suivent pas du tout la mode américaine et européenne. Une odeur de patchouli me chatouille les narines et je tourne la tête pour voir le bâton d’encens qui brûle près de la vieille caisse enregistreuse. Ça se voit que tous les vêtements sont cousus à la main, même si les chandails, les robes, les pantalons et les jupes sont solides et d’une très bonne qualité. Le tissu de ces vêtements est épais, mais semble laisser respirer la peau.

La propriétaire me sourit en me voyant. Elle me dirige vers la section en solde à cause du changement de saison et pour faire diminuer le stock… Peut-être à cause de mon choix de vêtements. Il y a, parmi les tablettes, une rangée où tous les articles sont à seulement $5. Je me mets à fouiner sur cette tablette et je sors quelques pantalons pour les essayer.

Un me va à ravir : il est noir avec des décorations rouge et orange en forme de cercles et sur les bordures. Le tissu est en coton et la taille est élastique. Le bas est très, très large, le terme « pattes d’éléphants » n’est pas suffisant pour décrire l’immensité des bas de jambes. 

Je me dis que si je veux participer à des manifestations, je pourrai le faire ! Je vais bien me mêler avec les autres hippies qui ont l’habitude de faire partie de ces activités. C’est un vêtement qui diffère énormément du reste de ma garde-robe, mais je m’en fous ! Je veux avoir une pièce unique et qui ne ressemble en rien aux articles vendus dans les magasins de grandes chaînes.

Quand j’arrive à la maison, mon colocataire écarquille les yeux. Je le rassure en lui disant que je n’ai payé que $5, mais il m’a dit que c’était de l’argent gaspillée. Ça ne me fait absolument rien. Je n’aurai qu’à ne pas les porter quand je serai avec lui, c’est tout.